Bourdais sur la sellette... et sur les nerfsContraint à l'abandon au dix-huitième tour du Grand Prix d'Allemagne, dimanche sur le circuit du Nürburgring, Sébastien Bourdais a peut-être disputé son dernier Grand Prix. Hors du coup tout au long du week-end, le Manceau a été contraint de renoncer sur panne hydraulique. Face à l'insistance des journalistes, il a aussi montré une nervosité certaine. Le Français semble être dans une spirale négative.
Pas facile de piloter lorsque la rumeur affirme que l'on est sur le point de perdre son volant. Sébastien Bourdais a visiblement perdu la sérénité indispensable aux bons résultats. Et s'il n'est certainement pas en faute dans son abandon au Grand Prix d'Allemagne, cette nouvelle déception ne va pas arranger sa situation déjà difficile. Avant de devoir mettre pied à terre, le pilote Toro Rosso a disputé un début de course anonyme.
Dix-neuvième sur la grille de départ, le Français commence par gagner deux places avant d'en perdre une au profit de Timo Glock. Il se retrouve donc dix-huitième, avec seulement Lewis Hamilton et Jarno Trulli derrière lui. L'Anglais était rentré à son stand à la fin du premier tour, l'Italien au second passage. Au dix-huitième tour, la STR4 ralentit soudainement. Si le Manceau réussit à regagner son stand, il ne repart pas. C'est son troisième abandon de la saison.
Peu après sa descente de voiture, il se retrouve devant le micro de TF1. Dans un premier temps, il explique ce qui lui est arrivé: "Un problème d'hydraulique, donc d'embrayage, de direction assistée. On va se concentrer sur la course suivante en Hongrie." Son interlocuteur le relance: "Ce ne sera donc pas votre dernière course ?". Le pilote français a cette réponse: "Arrêtez de me faire chier avec ça, j'ai un contrat en cours donc je continue jusqu'à ce qu'on me notifie le contraire." Un énervement qui peut se comprendre, d'autant que la question lui avait déjà été posée de nombreuses fois, mais cela confirme également la passe difficile qu'il traverse actuellement.
La mise au point de LoebSamedi, juste avant les qualifications, le Manceau avait dû changer ses freins. Puis il a réalisé le tout dernier chrono, à 1"3 de son coéquipier Sébastien Buemi. "Nous savions que nous n'étions pas assez rapides ce matin. J'étais mécontent de l'équilibre de la voiture. Alors cet après-midi, nous avons essayé des réglages très différents, ceux dont Sébastien (Buemi. Ndlr) était satisfait ce matin. Mais ça n'a pas fonctionné", expliquait-il alors. La pénalité infligée à Timo Glock a permis au Français de remonter d'un rang sur la grille. En course, il a signé le 20e meilleur tour en course, à 1"2 de celui de son équipier.
S'il n'est pas évincé d'ici là, Bourdais a absolument besoin d'un résultat en Hongrie, dans deux semaines. Une épreuve où la Toro Rosso devrait recevoir de grosses évolutions... Quant à Sébastien Loeb, que la rumeur donnait candidat au volant de Bourdais, il a fait dimanche la mise au point suivante : "Je connais ma priorité, c'est le championnat du monde des rallyes. Mais que voulez-vous qu'un pilote réponde quand on lui demande s'il a envie de rouler dans une F1 ? Toutefois, à quatre rallyes de la fin, nous sommes face à un véritable défi pour remporter un sixième titre pilotes et un cinquième titre constructeurs pour Citroën. Je ne pense qu'à cela pour l'instant."